Stablecoin Open USD : le nouveau rival de l’USDC

Stablecoin Open USD

Stablecoin Open USD : le nouveau rival de l’USDC porté par Visa, Mastercard et BlackRock

Le stablecoin Open USD pourrait devenir l’un des projets les plus importants à surveiller dans l’univers crypto en 2026. Après l’USDT de Tether, l’USDC de Circle et l’USDe d’Ethena, un nouveau modèle semble émerger : celui du stablecoin de consortium, pensé pour les paiements, les entreprises, les banques, les exchanges, les fintechs et les grandes plateformes technologiques.

Open USD, également présenté sous le ticker OUSD, est porté par Open Standard, une initiative qui réunit plus de 140 entreprises. Parmi les noms cités figurent notamment Visa, Mastercard, Coinbase, BlackRock, BNY, Google, Stripe, American Express, Standard Chartered, Ripple, MetaMask, Aave, Shopify, Polygon ou encore Solana.

Ce n’est donc pas simplement un nouveau stablecoin adossé au dollar. Le stablecoin Open USD pose une question beaucoup plus stratégique : et si la prochaine bataille des stablecoins ne se jouait plus seulement entre Tether et Circle, mais entre des réseaux d’entreprises capables de distribuer massivement une nouvelle monnaie numérique ?

À retenir

Open USD n’est pas seulement un stablecoin de plus. C’est une tentative de créer une infrastructure commune pour les paiements numériques, avec une gouvernance partagée et un modèle économique qui redistribue une partie des revenus de réserve aux entreprises qui l’utilisent.

Qu’est-ce que le stablecoin Open USD ?

Le stablecoin Open USD est un stablecoin indexé sur le dollar américain. Comme l’USDT ou l’USDC, son objectif est de conserver une valeur proche de 1 dollar. Mais sa différence ne se situe pas seulement dans son ancrage au dollar. Elle se trouve surtout dans son modèle économique et sa gouvernance.

Open USD est présenté comme un stablecoin conçu pour les entreprises qui doivent déplacer de l’argent à grande échelle. L’idée est simple : permettre des transactions plus rapides, moins coûteuses et plus faciles à intégrer dans des systèmes de paiement, de trading, de règlement, de transfert international ou de finance décentralisée.

Là où un stablecoin classique est souvent contrôlé par un seul émetteur, le stablecoin Open USD veut se positionner comme une infrastructure plus ouverte. Open Standard explique que le projet repose sur une gouvernance collective, un modèle économique partagé et une adoption portée par un large réseau de partenaires.

Autrement dit, Open USD ne cherche pas seulement à exister sur les exchanges crypto. Il vise surtout les usages professionnels : paiements, cartes, règlements entre plateformes, transferts internationaux, trading institutionnel, DeFi, tokenisation et mouvements de trésorerie.

Pourquoi le stablecoin Open USD arrive à un moment clé

Le lancement du stablecoin Open USD intervient dans un contexte très particulier. Les stablecoins sont devenus l’une des infrastructures les plus importantes du marché crypto. Ils servent à trader, transférer de la valeur, sécuriser des profits, fournir de la liquidité en DeFi et régler certaines transactions internationales.

Mais malgré leur croissance, les stablecoins restent encore très concentrés. L’USDT domine largement le marché mondial. L’USDC est devenu la référence la plus institutionnelle, notamment aux États-Unis. De son côté, l’USDe d’Ethena a popularisé un modèle plus complexe, fondé sur une logique de stablecoin synthétique et de stratégies de couverture.

Le stablecoin Open USD arrive donc avec un positionnement différent. Il ne mise pas d’abord sur le rendement DeFi, ni uniquement sur la liquidité crypto. Il mise sur la distribution. C’est une nuance essentielle.

Si Visa, Mastercard, Coinbase, BlackRock, Google, Stripe ou d’autres grands acteurs intègrent réellement Open USD dans leurs services, le projet pourrait bénéficier d’une force que beaucoup de stablecoins n’ont pas : un réseau de distribution déjà existant.

Open USD, OUSD et Origin Dollar : attention à la confusion

Avant d’aller plus loin, il faut clarifier un point important. Le ticker OUSD peut prêter à confusion, car il existe déjà un stablecoin appelé Origin Dollar, lui aussi connu sous le symbole OUSD.

Origin Dollar est un stablecoin yield-bearing plus ancien, lié à Origin Protocol. Il fonctionne avec une logique différente, notamment autour de la génération de rendement à partir de stratégies DeFi.

Dans cet article, nous parlons donc du stablecoin Open USD, c’est-à-dire du projet d’Open Standard. Pour éviter toute confusion, il est préférable d’utiliser dans le texte l’expression “stablecoin Open USD” plutôt que seulement “OUSD”.

C’est aussi plus clair pour le lecteur. Open USD évoque directement un stablecoin en dollar, tandis que OUSD peut renvoyer à plusieurs actifs différents selon les plateformes, les blockchains ou les agrégateurs de prix.

Pourquoi Visa, Mastercard et BlackRock changent la perception du projet

Un stablecoin peut avoir une bonne technologie et ne jamais s’imposer. Dans ce marché, la liquidité, la confiance, la régulation, les intégrations et la distribution comptent autant que le code.

C’est précisément pour cela que le stablecoin Open USD attire l’attention. Les noms associés au projet ne sont pas anecdotiques. Visa et Mastercard représentent deux des plus grands réseaux de paiement au monde. BlackRock est le plus grand gestionnaire d’actifs mondial. Coinbase est l’un des principaux exchanges régulés aux États-Unis. Google, Stripe, BNY, Standard Chartered, American Express, Shopify, Ripple ou MetaMask ajoutent chacun une brique différente à l’écosystème.

Ce mélange est important, car il montre que les stablecoins ne sont plus seulement un sujet crypto. Ils deviennent un sujet de paiement, de trésorerie, de règlement, d’infrastructure financière et de concurrence entre grands réseaux.

La question n’est donc pas seulement : “Open USD est-il un bon stablecoin ?” La vraie question devient : “Open USD peut-il devenir une monnaie de règlement utilisée par des entreprises déjà connectées à des millions d’utilisateurs ?”

Le modèle économique du stablecoin Open USD

Le point le plus intéressant du stablecoin Open USD se trouve probablement dans son modèle économique. Open Standard met en avant plusieurs éléments : pas de frais de création, pas de frais de rachat, pas de limite de volume et un partage d’une grande partie des revenus générés par les réserves.

C’est un changement majeur par rapport au modèle classique des grands stablecoins. Dans le cas de Tether ou de Circle, les réserves sont placées dans des actifs très liquides, souvent des bons du Trésor américain ou des instruments monétaires. Les intérêts générés par ces réserves représentent une source de revenus considérable pour l’émetteur.

Avec Open USD, l’idée est différente : les revenus de réserve ne seraient pas uniquement captés par un émetteur central. Une partie importante pourrait être redistribuée aux entreprises qui participent à l’adoption du stablecoin.

Ce modèle peut créer une incitation très puissante. Si une plateforme, une fintech, un exchange ou un processeur de paiement peut utiliser un stablecoin qui lui permet aussi de participer aux revenus générés par les réserves, elle a une raison économique de l’intégrer et de le distribuer.

Le point clé :

Le stablecoin Open USD ne cherche pas seulement à concurrencer l’USDC sur la confiance. Il cherche aussi à concurrencer son modèle économique, en donnant aux partenaires une raison financière d’adopter et de distribuer le stablecoin.

OUSD

Open USD face à USDC : pourquoi Circle est directement concerné

Le titre de cet article parle d’un rival de l’USDC, et ce n’est pas un hasard. Circle a construit une position très forte avec USDC, notamment grâce à son image plus réglementée, plus transparente et plus institutionnelle que celle de Tether.

Mais le succès de l’USDC repose aussi sur un modèle économique simple : plus l’USDC en circulation est important, plus les réserves associées peuvent générer des revenus. Dans un environnement de taux élevés, ce modèle peut devenir extrêmement rentable.

Le stablecoin Open USD vient attaquer ce point sensible. S’il partage une partie des revenus de réserve avec les partenaires, il peut séduire des entreprises qui ne veulent pas seulement utiliser un stablecoin, mais aussi participer à l’économie de ce stablecoin.

Pour Circle, la menace n’est donc pas uniquement technologique. Elle est commerciale. Elle touche à la distribution, aux incitations économiques et à la capacité des grandes plateformes à orienter leurs flux vers un actif plutôt qu’un autre.

Cela ne signifie pas que l’USDC va perdre sa place. L’USDC dispose déjà d’une forte liquidité, d’une marque établie, d’un historique, d’intégrations nombreuses et d’un rôle important dans l’écosystème crypto. Mais Open USD peut rendre le marché beaucoup plus compétitif.

Open USD face à USDT : un autre combat

Face à l’USDT, la bataille est différente. Tether domine grâce à sa liquidité mondiale, sa présence massive sur les exchanges, son adoption internationale et son rôle central dans le trading crypto.

Le stablecoin Open USD ne va probablement pas détrôner l’USDT rapidement. L’USDT est profondément installé dans les habitudes des traders, des plateformes internationales et de nombreux marchés émergents.

En revanche, Open USD pourrait se positionner sur une autre zone : les entreprises, les paiements, les institutions, les fintechs et les plateformes qui veulent une solution plus alignée avec les exigences réglementaires américaines et les besoins de conformité.

En résumé, Open USD ne joue pas exactement le même match que l’USDT. Il ne cherche pas seulement à être le stablecoin le plus liquide sur les exchanges. Il cherche à devenir une infrastructure de règlement pour les entreprises.

Open USD face à USDe : deux visions opposées du stablecoin

La comparaison avec Ethena USDe est particulièrement intéressante. USDe a attiré l’attention grâce à son modèle synthétique, fondé sur des stratégies de couverture et une exposition aux marchés dérivés. Ce modèle peut générer du rendement, mais il introduit aussi une complexité importante.

Le stablecoin Open USD, lui, ne se présente pas comme un stablecoin synthétique. Son angle est plutôt celui de l’infrastructure, de la gouvernance, du paiement et du partage économique entre partenaires.

On peut donc dire que USDe et Open USD représentent deux directions très différentes du marché :

  • USDe : une innovation DeFi, plus complexe, liée aux marchés dérivés et aux stratégies de couverture.
  • Open USD : une infrastructure de paiement et de règlement, soutenue par de grands acteurs financiers, technologiques et crypto.

Ces deux projets montrent que le mot “stablecoin” ne suffit plus. Derrière ce terme, les modèles peuvent être très différents. Certains stablecoins reposent sur des réserves classiques. D’autres sur des stratégies synthétiques. D’autres encore sur une logique de consortium et de distribution institutionnelle.

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Pour comprendre la différence entre un stablecoin de consortium comme Open USD et un stablecoin synthétique comme USDe, il est utile de comparer leurs mécanismes, leurs risques et leurs sources de rendement.

Lire l’analyse sur Ethena USDe

Tableau comparatif : Open USD, USDC, USDT et USDe

Stablecoin Modèle Force principale Risque principal
USDT Stablecoin centralisé dominant Liquidité mondiale, usage massif sur les exchanges Transparence, dépendance à l’émetteur, pression réglementaire
USDC Stablecoin institutionnel émis par Circle Conformité, image réglementée, adoption institutionnelle Concurrence sur les revenus de réserve et la distribution
USDe Stablecoin synthétique Innovation DeFi, rendement, stratégie de couverture Complexité, liquidité des dérivés, contreparties, funding rates
Open USD Stablecoin de consortium Réseau de partenaires, paiements, partage des revenus de réserve Adoption réelle, gouvernance, exécution, concurrence

Pourquoi le partage des revenus de réserve peut tout changer

Pour bien comprendre le potentiel du stablecoin Open USD, il faut comprendre comment les stablecoins génèrent de l’argent.

Lorsqu’un utilisateur achète un stablecoin adossé au dollar, l’émetteur reçoit généralement des dollars ou des actifs équivalents. Ces réserves peuvent ensuite être placées dans des instruments très liquides, comme des bons du Trésor américain à court terme. Les intérêts générés deviennent une source de revenus importante.

Ce modèle a permis à certains émetteurs de stablecoins de devenir extrêmement rentables. Plus l’encours du stablecoin augmente, plus la masse de réserves est importante, et plus les revenus potentiels sont élevés.

Open USD tente de modifier cette logique. Au lieu de concentrer toute la valeur chez un seul émetteur, le projet veut redistribuer une partie importante des revenus aux partenaires qui contribuent à l’adoption du réseau.

C’est là que le projet devient stratégique. Pour une entreprise, intégrer Open USD pourrait ne pas seulement être un choix technique. Cela pourrait devenir un choix économique. Si l’entreprise participe aux revenus générés par les réserves, elle a un intérêt direct à favoriser l’usage du stablecoin Open USD.

Un stablecoin pour les paiements ou pour la DeFi ?

Le stablecoin Open USD vise plusieurs marchés à la fois. Il peut intéresser les plateformes de paiement, les fintechs, les exchanges, les banques, les commerçants, les protocoles DeFi et les entreprises qui veulent simplifier les règlements internationaux.

Mais son adoption dépendra probablement de deux grands axes.

Le premier axe concerne les paiements. Si Open USD permet de régler des transactions plus rapidement, à moindre coût, avec une meilleure intégration entre plateformes, il peut devenir intéressant pour les processeurs de paiement, les cartes, les transferts internationaux et les paiements B2B.

Le second axe concerne la liquidité crypto. Pour qu’un stablecoin devienne vraiment important dans l’écosystème crypto, il doit être présent sur les exchanges, les DEX, les bridges, les protocoles de lending, les pools de liquidité et les blockchains les plus utilisées.

Un stablecoin peut être excellent sur le papier, mais sans liquidité profonde, il reste difficile à utiliser. C’est pourquoi les blockchains choisies, les intégrations DeFi et la profondeur de marché seront des éléments essentiels à surveiller.

Les avantages potentiels du stablecoin Open USD

Le stablecoin Open USD présente plusieurs avantages théoriques.

Premier avantage : la distribution. Avec plus de 140 entreprises associées au projet, Open USD dispose d’un réseau initial impressionnant. Si une partie de ces entreprises l’intègre réellement, l’adoption pourrait être rapide.

Deuxième avantage : les incitations économiques. Le partage des revenus de réserve peut encourager les partenaires à promouvoir l’utilisation du stablecoin, là où d’autres stablecoins captent davantage la valeur au niveau de l’émetteur.

Troisième avantage : la neutralité affichée. Open Standard insiste sur une gouvernance collective. Cela peut rassurer des entreprises qui ne veulent pas dépendre d’un seul acteur dominant.

Quatrième avantage : l’usage professionnel. Open USD n’est pas présenté uniquement comme un outil de trading. Il vise aussi les paiements, les règlements, les transferts et les opérations financières à grande échelle.

Cinquième avantage : le timing. Les stablecoins deviennent un sujet central pour les banques, les fintechs, les gestionnaires d’actifs, les réseaux de paiement et les autorités réglementaires. Open USD arrive au moment où le marché cherche de nouvelles infrastructures.

Les risques du stablecoin Open USD

Comme toujours dans la crypto, un projet ambitieux ne signifie pas un projet sans risque. Le stablecoin Open USD devra prouver plusieurs choses.

Le premier risque est l’exécution. Réunir plus de 140 partenaires est impressionnant, mais transformer cette liste en usage réel est beaucoup plus difficile. Les annonces ne suffisent pas. Il faudra des intégrations concrètes, des volumes, de la liquidité et des utilisateurs.

Le deuxième risque est la gouvernance. Une gouvernance collective peut être une force, mais aussi une faiblesse. Plus il y a de partenaires, plus les intérêts peuvent diverger. Les entreprises de paiement, les banques, les exchanges et les protocoles DeFi n’ont pas toujours les mêmes priorités.

Le troisième risque est réglementaire. Même si Open USD vise un cadre plus institutionnel, les règles autour des stablecoins restent sensibles. Les exigences de réserve, de transparence, de conformité, de rachat et de supervision peuvent évoluer.

Le quatrième risque est la concurrence. USDT, USDC, PYUSD, USDG, USDe et d’autres stablecoins ne vont pas disparaître. Open USD arrive sur un marché déjà très disputé.

Le cinquième risque est la confiance. Pour qu’un stablecoin soit utilisé à grande échelle, les utilisateurs doivent croire à la qualité des réserves, à la capacité de rachat, à la solidité opérationnelle et à la transparence du système.

Attention :

Le stablecoin Open USD est prometteur, mais il ne faut pas confondre liste de partenaires et adoption réelle. Le marché devra vérifier les volumes, les blockchains utilisées, la transparence des réserves, les conditions de rachat et la profondeur de liquidité.

Open USD peut-il vraiment concurrencer USDC ?

Oui, le stablecoin Open USD peut concurrencer l’USDC, mais pas forcément de manière immédiate.

L’USDC bénéficie déjà d’une forte présence sur les exchanges, les blockchains, les protocoles DeFi et les infrastructures institutionnelles. Il est connu, utilisé et largement intégré. Cette avance est importante.

Mais Open USD a un argument que l’USDC n’a pas de la même façon : un modèle de consortium avec partage économique. Si ce modèle attire les entreprises qui génèrent les flux de paiement, Open USD pourrait progresser rapidement dans certains segments.

Le scénario le plus probable n’est donc pas un remplacement brutal de l’USDC. Il est plutôt possible de voir un marché plus fragmenté, avec plusieurs stablecoins dominants selon les usages :

  • USDT pour la liquidité internationale et le trading crypto ;
  • USDC pour les institutions, la DeFi et les plateformes régulées ;
  • USDe pour les stratégies de rendement et les usages DeFi plus avancés ;
  • Open USD pour les paiements, les entreprises et les réseaux de partenaires.

Dans ce scénario, Open USD ne tue pas l’USDC. Il l’oblige à défendre son modèle.

Pourquoi le stablecoin Open USD intéresse aussi les banques

Les banques regardent les stablecoins avec prudence, mais aussi avec intérêt. Pendant longtemps, les stablecoins étaient surtout associés au trading crypto. Aujourd’hui, ils deviennent des outils potentiels pour les paiements transfrontaliers, le règlement instantané, les actifs tokenisés et les marchés financiers on-chain.

Pour une banque, l’intérêt d’un stablecoin comme Open USD peut être multiple. Il peut permettre de réduire certains coûts de règlement, d’accélérer les transferts, d’intégrer des rails blockchain sans créer un stablecoin propriétaire, ou de participer à une infrastructure partagée.

Mais les banques auront aussi des exigences fortes. Elles demanderont de la conformité, des réserves de qualité, une gouvernance claire, des audits, une liquidité suffisante et une gestion rigoureuse des risques.

C’est là que le stablecoin Open USD devra prouver sa crédibilité. Être soutenu par de grands noms attire l’attention. Mais pour devenir une vraie infrastructure financière, il faudra une exécution irréprochable.

Quel impact possible sur le marché crypto ?

Si Open USD réussit, son impact pourrait être important sur plusieurs niveaux.

D’abord, il pourrait accélérer l’adoption des stablecoins dans les paiements. Jusqu’à présent, les stablecoins sont surtout utilisés dans l’écosystème crypto. Open USD veut justement élargir cet usage vers les entreprises et les paiements du quotidien.

Ensuite, il pourrait modifier les équilibres économiques du marché. Si les revenus de réserve sont davantage partagés, les émetteurs de stablecoins traditionnels pourraient être forcés de revoir leurs propres incitations.

Enfin, il pourrait renforcer la concurrence entre les blockchains. Un stablecoin utilisé à grande échelle peut apporter de la liquidité, des transactions et de nouveaux utilisateurs aux réseaux qui l’accueillent.

Dans un marché où la liquidité est essentielle, le choix des blockchains, des exchanges et des protocoles DeFi intégrant Open USD sera donc déterminant.

Faut-il surveiller le stablecoin Open USD en 2026 ?

Oui, clairement. Le stablecoin Open USD fait partie des projets à surveiller en 2026, non pas parce qu’il est déjà dominant, mais parce qu’il représente une nouvelle étape dans la guerre des stablecoins.

La première phase a été dominée par les stablecoins centralisés, avec USDT et USDC. La deuxième phase a vu apparaître des modèles plus complexes, comme les stablecoins algorithmiques ou synthétiques. La troisième phase pourrait être celle des stablecoins institutionnels, portés par des consortiums et intégrés directement dans les infrastructures de paiement.

Open USD s’inscrit exactement dans cette troisième phase. Il ne promet pas seulement un dollar numérique. Il promet un modèle économique partagé, une gouvernance plus ouverte et une adoption portée par des entreprises déjà puissantes.

Mais il faudra rester prudent. Le marché crypto a déjà connu de nombreux projets très ambitieux qui n’ont pas tenu leurs promesses. La vraie question sera donc simple : Open USD restera-t-il une annonce spectaculaire, ou deviendra-t-il un stablecoin réellement utilisé ?

Notre avis sur le stablecoin Open USD

Le stablecoin Open USD est l’un des projets les plus intéressants à suivre dans le secteur des stablecoins, car il attaque le marché sous un angle différent.

Il ne cherche pas seulement à être plus transparent que l’USDT, plus institutionnel que l’USDC ou plus rentable que l’USDe. Il cherche à créer une infrastructure commune, où les entreprises qui développent l’usage du stablecoin peuvent aussi participer à son modèle économique.

C’est une idée puissante. Mais c’est aussi une idée difficile à exécuter.

Pour que le stablecoin Open USD réussisse, il faudra plus qu’une grande liste de partenaires. Il faudra des volumes, des intégrations visibles, une liquidité profonde, une transparence forte et une confiance durable.

En attendant, Open USD mérite une place dans la liste des stablecoins à surveiller de près. Il montre surtout une chose : la bataille des stablecoins est en train de changer de dimension. Elle ne concerne plus seulement les traders crypto. Elle concerne désormais les réseaux de paiement, les banques, les fintechs, les géants de la technologie et les gestionnaires d’actifs.

En résumé

Le stablecoin Open USD peut-il devenir un vrai rival de l’USDC ?

Oui, mais à condition de transformer son réseau de partenaires en usage réel. Open USD a un positionnement fort : paiements, entreprises, gouvernance partagée et redistribution des revenus de réserve. Mais l’USDC conserve une avance importante en liquidité, en confiance et en intégrations.

Le projet est donc à surveiller, mais il faut encore attendre son lancement, ses volumes et ses premières intégrations concrètes avant de parler de véritable basculement du marché.

FAQ sur le stablecoin Open USD

Qu’est-ce que le stablecoin Open USD ?

Le stablecoin Open USD est un stablecoin indexé sur le dollar américain, développé par Open Standard. Il vise à servir d’infrastructure ouverte pour les paiements, les règlements, les transferts, le trading et certains usages DeFi.

Open USD et OUSD sont-ils la même chose ?

Dans le cadre du projet Open Standard, Open USD est également associé au ticker OUSD. Mais il faut faire attention, car le ticker OUSD existe déjà pour Origin Dollar. Pour éviter la confusion, il est préférable de parler de “stablecoin Open USD”.

Qui soutient le stablecoin Open USD ?

Open USD est associé à un large consortium de plus de 140 entreprises, avec des noms comme Visa, Mastercard, Coinbase, BlackRock, BNY, Google, Stripe, American Express, Standard Chartered, Ripple, MetaMask, Aave, Shopify ou encore Polygon.

Open USD est-il un concurrent de l’USDC ?

Oui, Open USD peut devenir un concurrent de l’USDC, surtout sur les usages liés aux paiements, aux entreprises et aux infrastructures institutionnelles. Mais l’USDC conserve aujourd’hui une avance importante en liquidité, en intégration et en notoriété.

Open USD est-il plus sûr que l’USDe d’Ethena ?

Open USD et USDe ne reposent pas sur la même logique. USDe est un stablecoin synthétique avec des stratégies de couverture. Open USD se présente plutôt comme un stablecoin de consortium adossé au dollar et pensé pour les paiements. Les risques ne sont donc pas les mêmes.

Quels sont les principaux risques du stablecoin Open USD ?

Les principaux risques concernent l’adoption réelle, la gouvernance du consortium, la transparence des réserves, la réglementation, la liquidité et la capacité du projet à transformer ses partenariats en volumes concrets.

Faut-il investir dans Open USD ?

Un stablecoin n’est pas conçu comme une cryptomonnaie spéculative classique. Son objectif est de conserver une valeur proche de 1 dollar. L’intérêt d’Open USD se situe donc surtout dans son usage, sa liquidité, son modèle économique et son rôle potentiel dans les paiements numériques.

Pourquoi Open USD est-il important pour le marché crypto ?

Open USD est important parce qu’il montre que les stablecoins deviennent une infrastructure stratégique pour les grandes entreprises. Le marché ne se limite plus à USDT et USDC : il s’ouvre à de nouveaux modèles portés par des consortiums, des réseaux de paiement et des acteurs institutionnels.

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Ethena USDe : l’autre grand modèle de stablecoin à surveiller

Le stablecoin Open USD mise sur les paiements, les entreprises et un modèle de consortium. Mais un autre projet attire aussi l’attention : USDe d’Ethena, un stablecoin synthétique dont la stabilité repose sur des stratégies de couverture et les marchés dérivés.

Pour mieux comprendre les différences entre stablecoins classiques, stablecoins institutionnels et stablecoins synthétiques, il est utile de comparer Open USD avec Ethena USDe.

Lire l’analyse sur :

Ethena USDe

Avertissement : cet article ne constitue pas un conseil en investissement. Les stablecoins comportent des risques, notamment liés aux réserves, à la liquidité, à la réglementation, aux smart contracts, aux plateformes utilisées et à la capacité de rachat. Avant d’utiliser un stablecoin, il est essentiel de comprendre son fonctionnement et ses risques spécifiques.